Nos enfants : l’arme au poing cassette

Enfant

Éditions : Enjeux

Année : 1995

Catégorie :

Description

• Séquence 1 : l’agresseur

On nous montre le témoignage de Roberto. Ce jeune n’a même pas encore 20 ans. À l’âge de 13 ans, il s’était acheté une machette. Après ce fut un fusil à plomb et ensuite un 9 mm. Celui-ci faisait des délits comme vente de drogue, vol d’auto et trafic d’armes. Il avoue avoir déjà utilisé son arme contre quelqu’un car il avait envie de se venger. Pour cet incident, il s’est retrouvé devant le tribunal. Il aurait pu être accusé de tentative de meurtre, mais il a plaidé coupable à des accusations réduites de voie de fait avec arme. On lui demande s’il a encore l’intention d’utiliser une arme : il dit qu’il ne pourrait pas s’en passer.

• Séquence 2 : la victime (compteur : 40 :15)

On nous raconte l’histoire d’Étienne Allard fils de Francine Ruel. Celui-ci marchait sur la rue quand il s’est fait tirer. Une fois dans l’ambulance, les policiers l’on frappé croyant qu’il venait de faire un deal de drogue : ils se trompaient de personne. Étienne nous dit que l’agresseur a brisé sa vie. Sa mère se questionne à savoir comment cela se fait que l’on puisse se procurer aussi facilement une arme à Montréal.

• Séquence 3 : la violence à l’école (compteur : 45 :00)

Le Sergent Roger Granger nous dit que le monde scolaire veut faire le moins de bruit possible. À la polyvalente Henri-Bourassa, le directeur (M. Jean-Marie Viau) nous dit qu’ils ont installés des caméras et qu’une fouille systématique des casiers s’effectue régulièrement. Par contre, il affirme que cette sécurité fait en sorte que les événements ne se passent pas à l’école.

• Séquence 4 : le ghetto (compteur : 48 :00)

Nous entendons Hervé Léon, un travailleur de rue qui a déjà fait partie d’un gang. Il affirme que certains font aussi confiance à leur arme qu’à leur mère. La pauvreté et le manque de scolarité sont des facteurs mentionnés.

• Séquence 5 : le dernier recours (compteur : 52 :50)

On nous présente le cas de Martin en détention à la Cité des Prairies. Ce jeune est âgé de 17 ans et il a tenté de tuer sa mère pour de l’argent afin de se procurer sa drogue. Il nous raconte, que dès l’âge de 7 ans, il avait des couteaux. Il nous explique comment le fait d’avoir été agressé sexuellement à l’âge de 6 ans, a contribué à perdre confiance et à craindre les adultes. Isabelle Hogue des Centres Jeunesse de Montréal nous explique que ces jeunes ont une délinquance qui est structurée et que leurs modes de défense sont également structurés. Les armes s’inscrivent dans une manière de se protéger, un mode de vie.

Suzanne Gagnon, criminologue, nous dit que l’on doit aller plus loin que la répression : il faut trouver des solutions. Par contre, il est difficile de changer les comportements.

Louis Morrisette, psychiatre à l’Institut Philippe Pinel, nous dit que le système juvénile est mieux équipé pour que le jeune change. Par contre, leur temps de détention est plutôt court : 72% sont placés pour moins de 3 mois et 90% pour moins de 6 mois.

• Séquence 6 : La violence des jeunes aux États-Unis (temps : 1 :04 :10)

Les experts nous disent que la situation d’ici ressemble à celle de New York, il y a dix ans. Aux États-Unis, tous les 2h un enfant meurt à cause des armes à feu. Une personne nous dit déjà avoir entendu jusqu’à 200 coups de feu dans la même journée. On devrait traiter la violence par armes comme une épidémie médicale. On entend le témoignage de jeunes qui font partis d’une gang qui s’engage dans le commerce de la drogue. Le chef n’a seulement que 15 ans.

• Séquence 7 : les solutions américaines (compteur : 1 :15 :55)

Ils ont crée une base de données qui contient environ 38 000 noms. Ils prennent des photos. Ils interviennent souvent durant les fêtes de gang. Certains États établissent un couvre-feu. Selon un sergent cela s’avère une mesure de dissuasion efficace. « Loi des 7 pêchés capitaux »

• Conclusion (compteur : 1 :22 :20)

Il y a deux choses à retenir : envoyer des jeunes dans une prison pour adultes ne change rien ; ils en sortiront plus armés. La recette pour réduire la violence chez les jeunes est d’avoir un regard attentif sur nos garçons en bas âge. Dès la maternelle, les signes sont là. Il faut savoir regarder et surtout agir : à 17 ans c’est souvent trop tard.